Préservation des ouvrages

Au Thor en 2012, réhabilitation de la roue à aubes de l'ancienne usine de triturage de la passerelle au quartier dit de "la passerelle de la garancine"

 

Sensibles à la richesse du patrimoine qui atteste  du rôle essentiel qu'occupait autrefois la Sorgue dans le développement industriel de notre région, les Chevaliers de l'Onde ont été partie prenante dans la réhabilitation de cette belle roue à aube.
 

Historique.

L'histoire de la garance est étroitement liée au développement économique de nos village pendant une grande partie du XIXème siècle.

Jean Althen, un ingénieur agronome né en Arménie en 1709, arrive en France encouragé par le marquis d'Autun et, en 1754, fait les premiers essais de plantation de garance, une racine venue d'Anatolie, connue depuis l'Antiquité pour ses vertus médicinales et sa faculté de teindre les étoffes en rouge. Ces essais étant concluants, le marquis de Caumont invite Jean Althen à les poursuivre au domaine de Vasserol à Caumont en 1763.

En 1804, on dénombre 10 moulins à garance en Vaucluse. L'ascension va être fulgurante, puisqu'en 1839 en comptera 50 moulins à garance, et le Vaucluse produira environ 65% le la consommation mondiale.

La récession commence à partir de 1860 avec les problèmes d'approvisionnement en coton et, en 1869, l'identification chimique de l'alizarine de synthèse par deux ingénieurs chimiques allemands sonne le glas de la culture. En 1880, on ne compte plus qu'un seul moulin en service sur la Sorgue, et en 1884 on n'entend plus parler de la garance.

D'après nos informations, nous pouvons affirmer que la roue à aubes de la garancine date des années 1820-1830. La plus ancienne photographie que nous possédons nous fait découvrir la roue entière, avec son système de vannes du canal d'alimentation et du fuyant, ainsi que les bâtiments de l'usine, déjà en mauvais état, qui étaient adossés aux remparts du village.

 

Objectif.

Il s'agissait de remettre en état cette superbe "roue de la garancine" qui fait partie de l'histoire du village et du patrimoine industriel du Vaucluse. Unique en son genre, cette roue a été réalisée avec un arbre en chêne de 80 cm de diamètre, tournant d'un côté dans une conque en pierre et de l'autre, cerclée et tournant sur un palier. De plus, l'ensembe de la roue est constitué de fer et de tourteaux rivés à chaud.

Elle rappelle le passé industriel de la ville.

 

Potentiel de transposition.

De tels travaux de réhabilitation peuvent être transposés sur d'autres sites comme la roue de l'ancienne usine de soie de Jonquerettes sur le canal de la Pusque.

 

Bilan environnemental.

La remise en service de cette roue a complété les travaux déjà réalisés en bordure de rivière sur ce site magnifique, avec en toile de fond les vestiges des remparts de la ville et l'église romane classée à l'inventaire des des monuments historiques. Elle est l'aboutissement d'un chemin longeant la rivière, de l'église à la "passerelle de la garancine".




Les réactions

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josette harbonnier Le 20/03/2016 à 12:48:14

Bonjour, je ramasse toutes les canettes et bouteilles sur Vedène, il y a du Travail.
Je souhaiterai participer au Nettoyage.

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